Et si le terrible two, n'existait pas ?
Et si le terrible two, n'existait pas ?
On nous prévient... On nous fait peur... Ou on découvre cette phase le moment venu: le “terrible two”
Mais qu'est ce que c'est ?

“Le terrible two”, c’est le moment, aux alentours de 18 mois / 2 ans, où notre petit bébé se
transforme de “mignon chérubin” à “démon de minuit” en l’espace de quelques jours !
Voilà la question que beaucoup de parents se posent: “Pourquoi je ne reconnais plus mon
enfant ?” “Où est-il passé ?” “Est-il possédé ?” 😱
Et quand on parle, parce que oui, on a besoin de décharger quand on est parent ! On nous
répond, c’est normal, c’est le terrible two ! ou c’est normal, c’est la phase d’opposition !
Sauf que voilà ce que cela engendre : à penser que l’enfant s’oppose, on est tenté de
répondre par: C’est qui le chef ( mon enfant ) ? Qui est-ce qui commande ici ? ( mon enfant )
Faut pas lâcher ! ( parent 💪 ) Faut pas se laisser bouffer ( 🍔 aucun rapport )
Bref, vous voyez où je veux en venir ?
Nous voilà rentrés dans un rapport de force ! Dans un rapport dominant/dominé qui amène
avec notre petit une relation sur base de conflit, de cris, d'exaspération... et potentiellement
de réactions virulentes aux antipodes de ce que l’on rêvait.
Et ça, c’est très douloureux pour tout le monde !`
Si on voyait les choses sous un autre angle?
Alors oui, vivre avec un enfant de 2 ans, c’est plutôt fatigant, mais si on changeait de
lunettes ? Si on opatait pour des verres jaunes ? vous savez, ceux qui donnent l’impression
de luminosité quand il fait gris ?
Si plutôt que de phase d’opposition, on parlait de phase d’affirmation de soi ?
Parce qu’en vrai, notre enfant, on a tous envie qu’il sache s’affirmer à l'âge adulte, on a tous
envie qu’il soit à l’aise dans ses baskets.
Et bien spoiler alerte: ça commence aujourd’hui !
A cet âge, pour se construire, le petit enfant a besoin de s’affirmer, il commence à avoir
besoin d’autonomie, de faire les choses par lui même, et parallèlement à tout ça, son
immaturité cérébrale ne lui donne pas accès à la régulation émotionnelle, ce qui se traduit
par de fortes crises aux moindre frustrations. Concrètement, mon enfant dit non à tout, il
pleure ou crie ou se roule par terre quand il n’a pas ce qu’il souhaite.
J’imagine que ça vous parle !
Mais comment traverser tout cela plus sereinement me direz vous ?
Et bien, heureusement pour nous, plusieurs petites choses vont nous aider à passer ce cap !
Et je dirais même plus, si l’on accepte que notre enfant s’affirme et qu’on lui laisse cette
opportunité d'ÊTRE, l’opposition ne s’installera pas et cette phase passera aussi vite qu’elle
est apparue!
Idée 1: Rester connecté à son enfant: Vraiment être dans une compréhension de ce qu’il
souhaite faire, de ce qui l’anime. Accueillir son émotion. Oui, il sera frustré quand il ne peut
pas faire ou avoir ce qu’il souhaite, mais on est là pour reconnaître son émotion.
Idée 2: Le faire réfléchir: Puisqu’il veut faire tout seul, choisir, l’amener par des questions à
prendre les décisions plutôt que de lui dire ce qu’il doit faire. Son cerveau a envie de
réfléchir, à envi de décider, ne le privons pas de cette démarche qui construit son cerveau.
Par exemple, plutôt que de lui dire, il fait froid, je mets ton manteau. On peut dire “Quel
temps fait -il ? Quel est le vêtement le plus adapté au froid ? Où est il rangé... et c’est tout
naturellement et tout fier de connaître la réponse que notre petit en quête d’autonomie va
aller prendre son manteau !
Idée 3: Adapter l'environnement pour favoriser cette autonomie, que certaines choses
soit à sa hauteur pour lui permettre de prendre ranger ses affaires... De cette manière vous
encouragez et répondez à son besoin d’autonomie. Vous permettez à votre enfant d’être
acteur !
Idée 4: Lui laisser des choix restreints. Son cerveau est en pleine construction, avec trop
de choix, votre enfant sera perdu, il n’est pas encore capable de faire des choix. Lui
proposer 2 choix ( quand cela est possible ) C'est lui permettre de choisir sans le mettre en
difficulté.
Idée 5: Avoir des limites claires: À cet âge, l’enfant apprend un nombre de règles
énormes, il lui faut du temps pour les enregistrer, patience, répétition et cohérence sont nos
amies! Il est souvent incapable de retenir un comportement, une action même s’il a compris
qu’il ne fallait pas le faire. Dans ces cas là, rediriger son attention vers quelque chose
d’autre, c’est lui permettre de sortir de cette impasse, c’est l’aider à changer de point
d’attention.
Idée 6: Vous êtes leur modèle: Nos petits apprennent par imitation, nous sommes leur
modèle, une des plus belles choses que nous pouvons leur offrir, c’est d’incarner nous
même ce que nous voulons leur transmettre!
➡️ En résumé:
Ce fameux “terrible two” ( terme que je n’aime pas, vous l’avez compris ) est une phase
essentielle du développement de l’enfant, c’est une phase qui peut être éprouvante pour les
parents, mais elle est aussi le reflet d’une fabuleuse évolution de notre enfant en quête de
son identité, de sa personnalité, comme une petite personne bien différenciée de nous!
Il est tout à fait possible de vivre cette étape sereinement, en restant en lien avec notre
enfant.
Quand cette phase est trop éprouvante, avec trop de répercussions dans la famille, un
accompagnement parental court ( entre 2 et 3 séances ) peut vous permettre de repérer les
besoins de votre enfant et de trouver vos propres solutions, vos propres ressources
adaptées à votre enfant qui feront sens pour vous.